18 févr. 2010

Les figures-clés de la scène politique congolaise: Les présidents de la R.D.C: Laurent Désiré Kabila


Né à Moba (ex-Baudouin ville) le 27 Novembre 1941, Laurent Désiré Kabila est originaire du nord Katanga. Après ses études secondaires, il se rend à paris. D’aout 1960 à janvier 1961, il lutte contre la gendarmerie Katangaise dans les rangs de la Jeunesse du Parti Balubakat (Jeubabat). Jason Sendwé, Chef de la Balubakat, le parti qui regroupe les Luba du Katanga, remarque ses talents d’orateur et le Colonel des jeunesses au des milices Balubakat
Début octobre 1996, il prend la tête de l’Alliance des Forces Démocratique pour la Libération du Congo-Zaïre (AFDL) avec pour objectif le renversement du Maréchal Mobutu. Après sept mois de conquêtes, les troupes de l’AFDL entrent, le 17 mai 1997, dans la Ville de Kinshasa désertée par le Président Mobutu et son entourage. Cette entrée, à l’exception de quelques heurts, se fait en douceur. Laurent-Désiré Kabila a gagné son pari de prendre la capitale du Zaïre avant juin 1997, et de facto, il prend le pouvoir en devenant le troisième Président du pays.
(extrait de Congo mon pays Mediaspaul)

13 févr. 2010

Les figures-clés de la scène politique congolaise: Les présidents de la R.D.C: Joseph Désiré MOBUTU.

Né à Lisala le 14 octobre 1930, il est prénommé Joseph-Désiré et est l’aîné d’Une famille de quatre garçons. En février 1950, il est enrôlé dans la force Publique et à l’Ecole centrale de Luluabourg (Lananga) pour suivre la formation de secrétaire-comptable. Il en sortira breveté en 1952.

Lorsque la minuterie de la Force Publique éclate le juillet 1960, le Chef de l’Etat Kasa-Vubu et le Premier Ministre Lumumba lui confient la mission de pacifier les esprits dans les camps militaires.

Il est nommé le 8 juillet Chef d’Etat –Major de l’armée avec grade de Colonel. Le 3 Novembre 1965, il est nommé au grade de Lieutenant-général de l’armée Nationale Congolaise.

Après la prise du pouvoir par le Haut commandement Militaire des Force Armée à la suite d’un coup d’Etat, il assume les prérogatives constitutionnelles du chef de l’Etat à partir du 24 Novembre 1965. Son régime vacille dès les Années 1990.

Mobutu est renversé par Laurent Désiré Kabila au mois de mai 1997 lors de la première guerre du Congo. Et le pays retrouva son nom de République Démocratique du Congo

(extrait de "Congo mon pays", Mediaspaul)

7 janv. 2010

Les figures-clés de la scène politique congolaise: Les présidents de la R.D.C: Joseph KASA-VUBU

Né à Tshela en 1917 au Bas-Congo .Après ses études au grand séminaire de Kabwe à Kananga, il assuma des fonctions d’enseignant, puis de commis dans l’administration coloniale.

Elu président de l’ABAKO (Alliance des Bakongo) le 21 mars 1954, il imprima à celle-ci Une orientation politique particulière et devint le principal leader de ce mouvement jusqu’à l’indépendance du Congo Belge.

En 1958,il fut élu bourgmestre de la Commune de Dendale (l’actuelle Commune de Kasa-Vubu à Kinshasa) et fut arrêté après les émeutes du 4 janvier 1959 qui firent 42 morts et 250 blessés tous Congolais Devenu Président de la République du Congo en 1960, il Présida aux destinées de la jeune République pendant les moments les plus troubles de son histoire.

En effet, le régime dut faire face à Une série d’opposition, tant internes qu’externes. Destitué en novembre 1965 par le Général Mobutu, Kasa-Vubu meurt le 24 mars 1969.

(extrait de Congo mon pays, Mediaspaul)

31 déc. 2009

RD Congo: La transition



A peine sorti de la colonisation Belge en 1960, le pays entra dans un tourbillon de sécessions, de rébellions, mutineries et toutes sortes d’incertitude politique.

Cet imbroglio amena le haut commandement militaire à prendre le pouvoir en 1965 par le lieutenant- Colonel Joseph Désiré Mobutu interposé. Celui-ci le conserva jalousement, sans partage, jusqu’à ce que la fin de la guerre froide contraigne le monde entier au changement. Le zaïre n’y échappera point.

C’est ainsi que contraint par les événements, le président Mobutu réagira en faveur d’une ouverture politique dans le discours historique du 24 décembre 1990 à la cité de la N’sele. Malheureusement l’ouverture démocratique amorcée s’est empêtrée dans un long processus émaillé des négociations avec l’opposition, des trahisons au sein des familles politiques, des pillages aux mois de septembre 1991 et au mois de janvier 1993, des toutes sortes de surenchère et de manipulation politiciennes.

On retiendra les figures-clés de Cette Transition qui durera sept ans, au lieu de deux ans initialement prévus : Maréchal Mobutu, Président de la République, maître du jeu et arbitre de la démocratisation; Etienne Tshisekedi, Chef charismatique de l’opposition radicale, deux fois premier Ministre, au cours de cette période de turbulences explosives ; Ngunz a Karl i Bond, Artisan de l’Union Sacrée de l’opposition jusqu’en 1992, date à laquelle il rejoindra la mouvance présidentielle avant de s’effacer complètement de la scène politique ; Monseigneur Laurent Monsegwo Pasinya, Président de la Conférence Nationale Souveraines, puis du Haut Conseil de la République, enfin du HCR-PT (Haut Conseil de la République-Parlement de transition) ; Général Mahele, Chef d’Etat major de l’armée nationale et plus tard Ministre de la défense, assassiné le 1997, la veille de l’entrée de l’AFDL (alliance des Force Démocratique pour la libération du Congo) Kinshasa ;Général Likulia, dernier Premier Ministre de Mobutu ; Honoré Ngbanda, Conseiller de la sécurité à la présidence de la République Léon Kengo wa Dondo, Premier Ministre issu du HCR-PT c’est au cours de son gouvernement qu’éclata la rébellion qui mit fin au régime de Mobutu et porta Laurent-Désire Kabila à la tête du pays rebaptisé République démocratique du Congo.

Le règne de L.D. Kabila fut éphémère, car secoué par une deuxième guerre déclenchée le 2août 1998.Sous l’effet de cette guerre, l’on assista à une partition de fait du pays en Une zone contrôle par le gouvernement et Une autre occupée par les rebelles. Ceux-ci s’étaient organisés en mouvement polico-militaires (appuyés par l’Ouganda et le Rwanda) dont les plus représentatifs sont le Mouvement de Libération du Congo (MLC), dirigé par jean Pierre Bemba, et le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RDC), dirigé successivement par Wamba, Emile Ilunga, Adolphe Onusumba et Azarias Ruberwa .L.D. Kabila a trouvé la mort dramatiquement le 16 janvier 2001, lors d’Un assassinat intervenu au palais présidentiel dans la Commune de Ngaliema.

Son successeur fut son fils Joseph Kabila. Le 17 décembre 2OO2, après de longues et pénibles négociations sous la médiation du président sud-africain Thabo Mbeke, est signé à Pretoria Un Accord globale inclusif sur la transition en RDC. Selon ce Traité de paix, toutes les parties devaient cesser les hostilités jusqu’à l’organisation des élections qui donneraient naissance à la 3ème République.

A l’issue de ces négociations, le pays sera chapeauté par Une équipe dirigeante avec comme Président : Joseph Kabila ; et Vice-présidents : Azarias Ruberwa, Jean-Pierre Bemba, Abdoulaye Ndombasi Yerodia, Arthur Z’haidi Ngoma.

RD Congo: La 2ème République (1965-1997)

Le 24 novembre 1966, Mobutu qui avait été promu au grade de commandant en chef de l’armée nationale congolaise, mena un second putsch.Il renversa Kasa-vubu, se proclama chef de l’Etat et interdit toute activité politique pour une durée de 5ans. Le seul parti politique reconnu étant le Mouvement Populaire de la Révolution(MPR).

A la fin 1966, il s’appropria également le poste de premier ministre. Bien vite, le nouveau maître du Congo se fit remarquer par son autoritarisme. Il musela l’opposition et réprima impitoyablement tout mouvement d’insurrection.

Après son élection à la présidence de la République en 1970, il s’efforça, par le biais d’une politique dite d’authenticité, de nettoyer son pays des scories du colonialisme. Il procéda notamment à l’africanisation ou changement de noms des villes, rivières et fleuves. Ainsi, le Congo devint officiellement le Zaïre; Elisabethville, Lubumbashi; Port Francquis, Ilebo; et Léopoldville, Kinshasa, etc.

Les prénoms chrétiens furent supprimés au profit des noms Africains. Le chef de l’Etat devient lui-même Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa za Banga. Les leviers de l’économie nationale passèrent aux mains des Zaïrois, à l’image des nombreuses firmes étrangères. Mais la politique du Président Mobutu fut à cet égard un échec et le Zaïre entra dans une crise sans précédent. En 1974 le Président s’attribua la bagatelle 17% du budget national contre 2% réservés au secteur des soins de santé.

En 1982, 1984, 1985 et 1986 le chef de l’Etat procéda à divers remaniements qui se traduisirent par la nomination de Kengo wa Dondo à la tête du gouvernement ; ce dernier fut remplacé en 1986 par Mabi Mulumba. Durant ces années, le chef de l’Etat réorganisa l’appareil de commandement de l’armée.
(extrait de Congo mon pays, Mediaspaul)