7 janv. 2010

Les figures-clés de la scène politique congolaise: Les présidents de la R.D.C: Joseph KASA-VUBU

Né à Tshela en 1917 au Bas-Congo .Après ses études au grand séminaire de Kabwe à Kananga, il assuma des fonctions d’enseignant, puis de commis dans l’administration coloniale.

Elu président de l’ABAKO (Alliance des Bakongo) le 21 mars 1954, il imprima à celle-ci Une orientation politique particulière et devint le principal leader de ce mouvement jusqu’à l’indépendance du Congo Belge.

En 1958,il fut élu bourgmestre de la Commune de Dendale (l’actuelle Commune de Kasa-Vubu à Kinshasa) et fut arrêté après les émeutes du 4 janvier 1959 qui firent 42 morts et 250 blessés tous Congolais Devenu Président de la République du Congo en 1960, il Présida aux destinées de la jeune République pendant les moments les plus troubles de son histoire.

En effet, le régime dut faire face à Une série d’opposition, tant internes qu’externes. Destitué en novembre 1965 par le Général Mobutu, Kasa-Vubu meurt le 24 mars 1969.

(extrait de Congo mon pays, Mediaspaul)

31 déc. 2009

RD Congo: La transition



A peine sorti de la colonisation Belge en 1960, le pays entra dans un tourbillon de sécessions, de rébellions, mutineries et toutes sortes d’incertitude politique.

Cet imbroglio amena le haut commandement militaire à prendre le pouvoir en 1965 par le lieutenant- Colonel Joseph Désiré Mobutu interposé. Celui-ci le conserva jalousement, sans partage, jusqu’à ce que la fin de la guerre froide contraigne le monde entier au changement. Le zaïre n’y échappera point.

C’est ainsi que contraint par les événements, le président Mobutu réagira en faveur d’une ouverture politique dans le discours historique du 24 décembre 1990 à la cité de la N’sele. Malheureusement l’ouverture démocratique amorcée s’est empêtrée dans un long processus émaillé des négociations avec l’opposition, des trahisons au sein des familles politiques, des pillages aux mois de septembre 1991 et au mois de janvier 1993, des toutes sortes de surenchère et de manipulation politiciennes.

On retiendra les figures-clés de Cette Transition qui durera sept ans, au lieu de deux ans initialement prévus : Maréchal Mobutu, Président de la République, maître du jeu et arbitre de la démocratisation; Etienne Tshisekedi, Chef charismatique de l’opposition radicale, deux fois premier Ministre, au cours de cette période de turbulences explosives ; Ngunz a Karl i Bond, Artisan de l’Union Sacrée de l’opposition jusqu’en 1992, date à laquelle il rejoindra la mouvance présidentielle avant de s’effacer complètement de la scène politique ; Monseigneur Laurent Monsegwo Pasinya, Président de la Conférence Nationale Souveraines, puis du Haut Conseil de la République, enfin du HCR-PT (Haut Conseil de la République-Parlement de transition) ; Général Mahele, Chef d’Etat major de l’armée nationale et plus tard Ministre de la défense, assassiné le 1997, la veille de l’entrée de l’AFDL (alliance des Force Démocratique pour la libération du Congo) Kinshasa ;Général Likulia, dernier Premier Ministre de Mobutu ; Honoré Ngbanda, Conseiller de la sécurité à la présidence de la République Léon Kengo wa Dondo, Premier Ministre issu du HCR-PT c’est au cours de son gouvernement qu’éclata la rébellion qui mit fin au régime de Mobutu et porta Laurent-Désire Kabila à la tête du pays rebaptisé République démocratique du Congo.

Le règne de L.D. Kabila fut éphémère, car secoué par une deuxième guerre déclenchée le 2août 1998.Sous l’effet de cette guerre, l’on assista à une partition de fait du pays en Une zone contrôle par le gouvernement et Une autre occupée par les rebelles. Ceux-ci s’étaient organisés en mouvement polico-militaires (appuyés par l’Ouganda et le Rwanda) dont les plus représentatifs sont le Mouvement de Libération du Congo (MLC), dirigé par jean Pierre Bemba, et le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RDC), dirigé successivement par Wamba, Emile Ilunga, Adolphe Onusumba et Azarias Ruberwa .L.D. Kabila a trouvé la mort dramatiquement le 16 janvier 2001, lors d’Un assassinat intervenu au palais présidentiel dans la Commune de Ngaliema.

Son successeur fut son fils Joseph Kabila. Le 17 décembre 2OO2, après de longues et pénibles négociations sous la médiation du président sud-africain Thabo Mbeke, est signé à Pretoria Un Accord globale inclusif sur la transition en RDC. Selon ce Traité de paix, toutes les parties devaient cesser les hostilités jusqu’à l’organisation des élections qui donneraient naissance à la 3ème République.

A l’issue de ces négociations, le pays sera chapeauté par Une équipe dirigeante avec comme Président : Joseph Kabila ; et Vice-présidents : Azarias Ruberwa, Jean-Pierre Bemba, Abdoulaye Ndombasi Yerodia, Arthur Z’haidi Ngoma.

RD Congo: La 2ème République (1965-1997)

Le 24 novembre 1966, Mobutu qui avait été promu au grade de commandant en chef de l’armée nationale congolaise, mena un second putsch.Il renversa Kasa-vubu, se proclama chef de l’Etat et interdit toute activité politique pour une durée de 5ans. Le seul parti politique reconnu étant le Mouvement Populaire de la Révolution(MPR).

A la fin 1966, il s’appropria également le poste de premier ministre. Bien vite, le nouveau maître du Congo se fit remarquer par son autoritarisme. Il musela l’opposition et réprima impitoyablement tout mouvement d’insurrection.

Après son élection à la présidence de la République en 1970, il s’efforça, par le biais d’une politique dite d’authenticité, de nettoyer son pays des scories du colonialisme. Il procéda notamment à l’africanisation ou changement de noms des villes, rivières et fleuves. Ainsi, le Congo devint officiellement le Zaïre; Elisabethville, Lubumbashi; Port Francquis, Ilebo; et Léopoldville, Kinshasa, etc.

Les prénoms chrétiens furent supprimés au profit des noms Africains. Le chef de l’Etat devient lui-même Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa za Banga. Les leviers de l’économie nationale passèrent aux mains des Zaïrois, à l’image des nombreuses firmes étrangères. Mais la politique du Président Mobutu fut à cet égard un échec et le Zaïre entra dans une crise sans précédent. En 1974 le Président s’attribua la bagatelle 17% du budget national contre 2% réservés au secteur des soins de santé.

En 1982, 1984, 1985 et 1986 le chef de l’Etat procéda à divers remaniements qui se traduisirent par la nomination de Kengo wa Dondo à la tête du gouvernement ; ce dernier fut remplacé en 1986 par Mabi Mulumba. Durant ces années, le chef de l’Etat réorganisa l’appareil de commandement de l’armée.
(extrait de Congo mon pays, Mediaspaul)

RD Congo: La 1ère République (1960 -1965)

Les élections organisées en 1960 vinrent le MNC obtenir la majorité des sièges au parlement ; Kasa-vubu devint Président et Lumumba, Premier ministre. Vint alors une période chaotique marquée notamment par la rébellion de l’armée les officiers blancs. Afin de protéger ses ressortissants au Congo, le gouvernement belge y envoya des troupes et planifia un pont aérien pour faciliter le retour en Belgique des Belges effrayés par la tournure des événements. Les autorités locales réagirent à cette mesure en déposant une plainte contre la Belgique auprès des Nations-Unies.

Dès juillet 1960, la province du Katanga, avec à sa tête Moise Kapend Tshombé, entra en sécession. Dans le Sud- Kasaï également, on assista à des tentatives séparatistes avec Albert Kalonji Ditunga Mulopwe. Le 14 Septembre, le Lieutenant Général Joseph – Désiré Mobutu réussit un coup d’Etat avec le soutien de la CIA (les services de renseignements américains) en annonçant la « neutralisation » du Président Kasa- vubu, du Premier Ministre Lumumba et des deux chambres jusqu’au 31 Décembre 1960.

Le 19 Septembre, est créé le Collège des Commissaires Généraux .Celui-ci devrait durer jusqu’au 9 Février 1961 et fut parfois appelé le Collège des étudiants. Parmi eux, douze commissaires étaient diplômés de l’université, une dizaine poursuivaient encore des études universitaires .Président de ce collège, M. Justin –Marie Bomboko, était licencié de l’université Libre de Bruxelles et attaché à l’institut de sociologie Solvay.

Lumumba, qui avait été relevé de ses fonctions par Kasa-vubu, fut arrêté en décembre et transféré au Katanga où il périt dans des circonstances mystérieuses en Janvier 1961. Entre-temps, les partisans de Gizenga sous ses instigations avaient constitué dans la province de l’est un contre-gouvernement qui, après la mort de Lumumba, fut notamment reconnu par l’ex-Union soviétique.
La reconquête du Katanga fut menée à bien en 1963 Grâce à l’intervention des soldas de l’ONU. En 1964, après le départ du Contingent onusien,

Adoula, qui exerçait la fonction de Premier Ministre depuis 1961, s’effaça au profit de Tshombé. Celui-ci engagea des mercenaires blancs pour Contraindre les partisans de Lumumba à la retraite. Les Combats firent environ Un demi-million de mort parmi les Congolais. Tshombé, qui avait posé sa Candidature à la présidence, fut destitué par Kasa-vubu. Condamné à mort pour haut trahison, il s’enfuit en Europe, mais fut enlevé en 1967 et Conduit en Algérie où il mourut en 1969.
(extrait de Congo mon pays, Mediaspaul)

RD Congo: La décolonisions et l’indépendance

Quelques Congolais que avaient bénéficié d’une éducation relativement solide, ont mal digéré l’oppression des populations Congolaises par l’administration coloniale belge. Aussi beaucoup se mirent-ils à militer au sein des mouvements nationalistes dont la plupart, à l’instar de l’Alliance des Bakongo(ABACO) de Joseph Kasa-vubu, étaient organisés sur une base ethnique. Ils réclamaient entre autres choses la fédération du pays et son indépendance.

En revanche, le Mouvement National Congolais(MNC) de Patrice Emery Lumumba était un parti à vocation nationale.les efforts de son fondateur pour imposer l’idée d’un gouvernement unitaire étaient surtout appuyés les minorités ethniques. A cela, il convient d’ajouter la parution du Manifeste de la Conscience Africaine, un document important pour l’éveil des conscience, publié par quelques intellectuels congolais.

Le 4janvier 1959, des émeutes éclatèrent à Léopoldville (Kinshasa) et à Elisabethville (Lubumbashi). La principale revendication exprimée à cette occasion concernait l’indépendance totale du Congo. Au début de 1960, la Table ronde fut donc organisé à Bruxelles et, le 30juin de la même année, l’indépendance du Congo-Léopoldville fut proclamée.
(extrait de Congo mon beau pays, Mediaspaul)